FAQ-RBI

Foires aux questions sur l’initiative RBI

Tous nos textes constitutionnels sont formulés en termes généraux. Le contraire aurait été fortement critiqué, comme cela a déjà été le cas avec d’autres textes d’initiative qui gravent des détails d’application dans la Constitution. Celle-ci est prévue pour accueillir des principes, comme celui du RBI. Ce sera au Parlement de définir ensuite les lois d’application. S’il fait mal son travail, le peuple souverain le lui signifiera par referendum.

La droite est majoritaire au Parlement depuis de décennies et elle n’a rien démantelé jusque là parce qu’elle comprend que son intérêt est de conserver cette paix sociale qui fait le succès de notre économie. Aujourd’hui, il y a un nouveau risque de démantèlement parce qu’avec le déclin de l’emploi, le financement de notre système social est menacé. On parle ainsi de réduire ici et là des prestations, augmenter l’âge de la retraite ou d’augmenter les cotisations salariales. Ce sont des solutions sans avenir, parce qu’elles vont créer de la précarité, des troubles sociaux et rendre le coût du travail prohibitif pour l’embauche.

S’il est difficile politiquement de trouver des majorités pour empêcher la réduction de prestations qui ne profitent qu’à des groupes restreints de la population, il sera au contraire facile d’exiger un montant suffisant pour le RBI puisqu’il est universel et profite à tout le monde. Le RBI est donc un instrument de protection contre le démantèlement social.

Le montant n’est pas précisé dans le texte de l’initiative, mais il est indiqué qu’il doit être suffisant pour pouvoir mener une existence digne et de participer à la vie publique. Un montant de Fr. 2’500.- a été proposé par les initiants pour illustrer l’intention de l’initiative dans le contexte d’aujourd’hui. Selon le mode de financement choisi ultérieurement, le RBI pourra être en plus ou remplacer une part du salaire existant. Le plus probable sera une solution mixte avec laquelle il sera complètement additionnel pour les salaires les plus bas et se substituera progressivement en montant dans l’échelle des salaires.

Le RBI remplace la part des pensions alimentaires jusqu’à concurrence de son montant. Il permet une réduction de charge pour les payeurs et d’angoisse des retards de paiement pour les bénéficiaires.

D’autres pays environnement discutent déjà du RBI au niveau gouvernemental ou travaillent à son introduction. Même en cas de oui à la votation, la Suisse ne sera sûrement pas la première à mettre le RBI en pratique, parce que son application sera le fruit du long processus de notre démocratie semi direct.

Quoiqu’il en soit, l’attractivité de la Suisse est aujourd’hui déjà au maximum et nous arrivons cependant très bien à réguler l’immigration. Comme c’est déjà le cas maintenant avec notre système social, le RBI ne sera accordé qu’aux immigrant titulaires de titre de séjour approprié. Il sera aussi possible au besoin de prévoir un délai d’attente approprié avant qu’un nouveau arrivant reçoive le RBI.

Contrairement au système français, le RBI est inconditionnel et universel. Il réduit grandement la bureaucratie sociale et le besoin de réglementations qui entravent l’activité. C’est pour cela qu’il est étudié sérieusement aussi en France pour réformer son système de protection sociale pléthorique.

Le gouvernement lancera une étude et des consultations pour trouver la meilleure manière d’appliquer l’initiative pour un RBI. Celle-ci pourrait être prévue de façon progressive ou par groupes de population. Le parlement créera ou modifiera les lois nécessaires. Le cas échéant, des référendums pourront alors être lancés par des groupes de citoyens si les lois d’application ne leur satisfont pas. L’ensemble du processus prendra plusieurs années. Il est également possible qu’in fine, aucun consensus politique ne soit trouvé et que l’application du RBI soit remise aux calendes grecques. Le cas échéant, une nouvelle initiative populaire d’application serait susceptible d’être lancée.

Différentes expériences de paiement social direct ont démontré qu’accorder la confiance encourage la responsabilité. Au contraire, plus on fixe de règles contraignantes, plus on retire à l’individu toute capacité de s’adapter et d’innover. L’être humain est non seulement prêt aujourd’hui, mais il l’est depuis toujours, chaque fois qu’il est membre d’une société confiante. Le RBI ne se fera pas en un jour et le délai d’introduction pourra être mis à profit pour préparer la population à sa nouvelle liberté et responsabilités.


Le risque pour notre économie est de ne pas réaliser que les temps changent et de vouloir appliquer les recettes du passé aux défis de l’avenir. Avec les progrès technologiques de la 4e révolution industrielle, la production de valeur se fait avec de moins en moins de besoin en travail humain. La conséquence est une pression à la baisse sur les revenus de l’activité, l’augmentation du chômage et l’apparition d’une nouvelle précarité. Comme les robots ne consomment rien d’autre que de l’énergie, la demande de consommation et la croissance se réduisent et sont facteurs d’une crise économique permanente.

Le RBI permet de redistribuer une part de la valeur produite par les machines pour qu’elle profite à tout le monde. Il apporte un socle de pouvoir d’achat qui soutient l’économie réelle des premiers besoins. Le RBI donne aussi à chaque personne la liberté de choisir sa vie : travailler pour gagner plus, pour être plus créatif, plus utile humainement, ou s’occuper plus de ses enfants ou parents, se former… Au lieu du système actuel qui nous éduque encore pour nous mouler dans un emploi à vie, le RBI nous permet au contraire de devenir créatif et indépendant. Notre économie sera favorisée, parce qu’elle ne veut plus de robot humain (les vrais sont plus performants). Elle a besoin de travailleurs qui peuvent libérer toute leur potentialité grâce au RBI.

Les restrictions budgétaires sont causées par la diminution des recettes fiscales et des cotisations salariales dues à la baisse de l’emploi à cause de l’automation. Le RBI peut lui être financé indépendamment de l’emploi. Plusieurs modèles de financement sont proposés par des économistes. Dans la plupart des cas, le RBI se substitue à la part de revenu équivalente à son montant qui couvre les besoins fondamentaux. Cela demande donc une réaffectation partielle du financement des prestations sociales remplacées et de la valeur produite par les entreprises. Cette dernière pourrait être prélevée à taux fixe, comme préconisé par l’économiste Martino Rossi. Une telle méthode favorise les PME, indépendants et start-up qui auront une charge réduite par rapport aux grosses entreprises.

Proposé par Marc Chesney, le directeur de l’institut banque et finance de l’université de Zurich, un financement alternatif ou complémentaire pourrait être l’introduction d’une taxe sur toutes les transactions financières électroniques (TTFE) entre 0.05% et 0.2%, taux variant suivant la part de financement prise en charge.

Voir Financement du RBI

La TTFE (Voir réponse précédente) est très différente de la taxe Tobin parce qu’elle s’applique à toutes les transactions, même lorsqu’on retire de l’argent à un bancomat ou que l’on paie avec une carte. Seules les transactions hautement spéculatives et le trading à haute fréquence sont susceptibles de quitter la Suisse. Ce n’est pas un mal, parce que cette finance casino ne paie pas d’impôts et n’apporte rien à notre économie. Le principe de la TTFE pourrait même s’étendre en tant que remplacement de notre système fiscal actuel. Cela aurait l’avantage d’attirer d’autres entreprises grâce à la grande simplification administrative et la réduction de charge fiscale.

Avec une méthode de financement efficace, le RBI favorise les petits indépendants et les startups parce que sa charge est alors proportionnelle à la marge réalisée ou au volume des transactions financières. Les PME et petits enrepreneurs sont ainsi avantagés par le RBI touché par le patron et ceux touchés par leurs employés, alors qu’ils ne contribuent que marginalement à son financement. Cela contrairement aux grosses entreprises qui, notamment grâce à l’automation, sont plus rentables et contribuent donc plus.

Comme nos partis gouvernementaux s’entendent toujours lorsqu’il s’agit d’assurer la réussite de notre économie, un autre mode de financement ne sera jamais pas choisi, parce qu’il serait un frein pour l’économie.

Les facteurs influant l’inflation sont multiples. On ne doit pas s’attendre à ce que le RBI augmente le risque parce qu’il ne fait que garantir une consommation dans les produits et services de base pour lesquels existe une concurrence suffisante. D’ailleurs, le souci aujourd’hui n’est pas l’inflation, mais son contraire, la déflation et des économistes proposent que la BNS versent de l’argent directement à la population pour lutter contre, comme une forme de RBI.


Une étude de l’université d’Oxford, du Forum de Davos et de nombreuses autres tablent sur une baisse drastique de l’emploi, un avis partagé récemment par l’OIT. Contrairement au passé, les machines ne remplacent plus seulement nos bras et nos jambes, mais aussi nos têtes. Il y aura bien quelques nouveaux emplois créés dans les domaines techniques et informatiques hautement spécialisés, mais ces emplois seront réservés à la part restreinte de la population qui a le goût et la capacité de formation appropriée.

Sondées sur le RBI, 60% des personnes répondent qu’avec le RBI, elles continueraient à travailler comme avant parce qu’elles aiment leur travail, ne veulent pas baisser leur revenu ou n’apprécient pas l’oisiveté. 30% répondent qu’elles continueraient à travailler, mais en réduisant leur pourcentage d’activité. Seulement 10% répondent qu’elles arrêteront de travailler, en tout cas un moment, pour se reposer ou voyager. Par contre, les mêmes personnes sont 80% à répondre qu’elles pensent que les autres arrêteront de travailler…

L’objectif du plein emploi n’est plus réaliste. Des personnes travaillent plus qu’elles ne le voudraient alors que d’autres sont au chômage. Le RBI permet un partage dynamique du travail: les personnes qui choisiront de travailler moins libéreront autant d’emplois pour celles qui cherchent de l’activité rémunérée.

Voici une question qui s’est posée régulièrement dans l’histoire, par exemple lorsqu’on a voulu abolir l’esclavage… Contraindre les personnes les plus défavorisées à exécuter les besognes dont les autres ne veulent pas n’est pas digne d’une société civilisée.

Les sales boulots sont surtout considérés ainsi parce qu’ils sont mal payés et que des personnes sont contraintes à les exécuter faute de mieux. Avec le RBI, leur salaire sera forcément revalorisé pour qu’ils deviennent attractifs, ce qui stimulera en même temps leur automatisation. Ils pourront aussi être accomplis par soi-même, comme les clients mis au travail par les entreprises.

Croire que l’argent est le fruit de quelque chose est déjà un raisonnement vicieux à la base. L’argent est seulement un système d’échange de la valeur produite qui d’ailleurs est injuste : plus de 90% de la masse monétaire en circulation est créé et louée à l’économie par des acteurs privés du marché, les banques. Celles-ci prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas. Comme les banques ont conquis le droit de créer la monnaie, l’Etat est devenu obligé de les empêcher de faire faillite pour éviter une volatilisation dangereuse d’argent. Dans notre économie de casino, les banques gagnent toujours, parce qu’elles peuvent privatiser leurs bénéfices et socialiser leurs pertes.

In fine, ce qui compte n’est pas l’argent, mais comment la valeur est produite et son bénéfice réparti. Les gens qui travaillent ne méritent réellement qu’une petite partie de leur salaire, parce que leur activité ne participe que très faiblement à la production de valeur collective. Ils sont payés pour le travail que d’autres produisent ou ont produit sans en tirer d’avantages financiers, comme les personnes qui s’occupent de leur famille, qui produisent des logiciels libres de droit utilisés en production ou celles qui ont mis en place dans le passé toutes nos infrastructures et connaissances utilisées gratuitement par la production actuelle. Le RBI est un juste partage d’une part de la valeur produite collectivement.

Voici typiquement une idéologie sans fondement ! Seuls 40% de l’activité nécessaire à la production du PIB est payée. Le reste est du travail non payé, principalement accompli par des femmes dans le domaine de l’éducation et des soins. La formation et le bénévolat sont aussi du travail non payé indispensable à notre société.

Les actionnaires et les héritiers reçoivent aussi des revenus sans les mériter par leur travail. Des personnes reçoivent même de gros revenus en commercialisant des produits nocifs pour l’humain, pour l’environnement ou en spéculant sur des denrées de première nécessité. Le RBI est juste suffisant pour permettre une vie digne dans la société. Dans une société civilisée, chacun doit avoir ce droit minimal garanti.

Les progrès technologiques actuels réduisent progressivement le besoin de travail pour la production. La contraction de l’offre d’emploi crée du chômage et une baisse de recettes des cotisations salariales qui sont la source principale du financement de nos assurances sociales. La pénurie d’emploi qui réduit le pouvoir de négociation des salariés ne les met pas en position de négocier de meilleur CCT et de pouvoir exiger un salaire minimum. Au contraire, elle permet aux employeurs d’imposer des stages ou des heures de travail supplémentaires non payées.

En leur apportant une base de sécurité économique et le choix de pouvoir refuser un emploi, le RBI au contraire renforcera le pouvoir de négociation des travailleurs. Cette nouvelle position de force leur permettra d’exiger de meilleurs conditions de travail, des salaires plus satisfaisants et négocier de meilleur CCT.

L’immense majorité des jeunes à soif d’apprendre et de se former. Les expériences pilotes sur le RBI ont montré d’ailleurs une augmentation du temps passé par les jeunes en formation. Faire de la musique ou une autre activité créative nécessite souvent de se procurer des instruments ou un outillage approprié. Puis viendront sûrement d’autres besoins, lorsque les copains s’achèteront des smartphones dernier cri, des habits à la mode ou feront de beaux voyages. Pour tout cela, il faudra des revenus complémentaires. Et puis, de nombreux biens culturels ou œuvres artistiques ont existés parce que leur auteur n’a pas eu besoin de se soucier de son existence. Etre créatif, n’est-ce pas l’une des activités les plus nobles de l’humain ?

Supprimer les conditions supprime du même coup la fraude et le besoin des contrôles. Contrairement au système social actuel, le RBI n’encourage par le travail au noir parce qu’il est cumulable avec les autres revenus.


Conçue pour des personnes marginales, en difficulté d’intégration sociale et qui ne peuvent subvenir elles-mêmes à leurs besoins, l’aide sociale n’est pas adaptée pour prendre en charge un grand nombre de personnes qui n’ont d’autres problèmes que d’être privées de revenu, faute de pouvoir trouver un travail suffisamment rémunéré.

Le RBI introduit un socle de sécurité économique qui supprime l’angoisse existentielle, la stigmatisation, la culpabilité et parce qu’il est cumulable avec les autres revenus, permet de le compléter avec toute activité lucrative dépendante ou indépendante. L’aide sociale, débarrassée de sa tâche de contrôle, pourra établir un meilleur lien de confiance avec les personnes qui ont réellement besoin d’un accompagnement social.

Donner aussi aux riches est à l’avantage des pauvres. Comme les riches contribuent plus au financement du RBI qu’ils n’en tire profit, le principe de la justice sociale est respecté. Et puisque tout le monde le reçoit inconditionnellement, les pauvres sont débarrassés des désagréments d’humiliantes démarches administratives, du flicage social et du poids de la culpabilité d’être à la charge de la société.

Ce qui nuit à la solidarité sociale est l’hyper concurrence induite par le manque d’activité rémunérée, seule source de revenu pour la plupart. Le RBI permet au contraire une société plus confiante dans laquelle chacun de ses membres est considéré comme digne de vivre et participant à l’effort collectif, qu’il ait une activité rémunérée ou non. Il permet de réduire son temps de travail pour mieux s’occuper des siens, de ses amis et voisins. Il soutient le tissu associatif et caritatif qui vient bénévolement à la rencontre des personnes en difficulté d’intégration sociale.

Plutôt que de subventionner des biens ou des services de première nécessité, l’avantage de verser un revenu direct est que cela accorde la liberté à chacun-e de gérer son budget en fonction de ses choix. Par exemple, on peut choisir de se loger plus modestement pour utiliser l’argent autrement. Avec les subventions, au contraire, l’intérêt personnel est de trouver le bien ou la prestation la plus chère possible dans la limite admise. Cela provoque des distorsions de marché. Le commerce subventionné profite davantage à ceux qui le produisent qu’à ceux qui en ont besoin, les prix s’adaptant au montant de subvention maximale, et cela encourage les dessous de table pour profiter des conditions les plus avantageuses dans un marché non soumis à la concurrence.

En Iran, à cause de ces problèmes, le système de subvention pour les produits de première nécessité a été abandonné au profit d’une forme approchante de RBI.

Ce qui est un pas en arrière pour l’égalité des sexes, c’est de continuer à prétendre savoir à la place des intéressées ce qui est bon pour elles… Le RBI donne la liberté de choix de travailler à l’extérieur ou de préférer s’occuper des enfants, pour la femme, mais heureusement aussi pour l’homme ! Une étude de Profamilia indique que 90% des hommes voudraient pouvoir réduire leur temps d’activité lucrative pour voir leurs enfants grandir. L’égalité des sexes commence par cesser de croire que seul le travail payé a de la valeur. Le RBI y contribue. Il apporte aussi une nouvelle indépendance économique aux membres d’un foyer. Lors de l’expérience pilote du RBI au Canada, une légère augmentation des divorces a été constatée…

Le RBI est un droit inconditionnel, universel et inaliénable. Il y aura cependant des exceptions, comme pour les étrangers arrivés nouvellement en Suisse. Les personnes incarcérées verront certainement une part de leur RBI prélevée pour couvrir leurs frais de pension. Mais dans tous les cas, les personnes qui ne toucheront pas le RBI ou qui n’arrivent pas à gérer leur budget mensuel continueront à bénéficier de l’aide sociale aux mêmes conditions que maintenant.

Au moment de la retraite, à la place de l’AVS, vous recevrez le RBI comme tout le monde, mais avec l’option d’en profiter à l’étranger. Plutôt qu’un âge fixé pour la retraite, une solution plus flexible serait de compter un nombre d’années minimales de résidence en Suisse avant d’avoir droit d’en profiter à l’étranger. Si vous êtes marié, chacun des conjoints recevra un RBI complet. Votre 2e pilier restera inchangé.

Le RBI pouvant être financé indépendamment des cotisations salariales, vous n’aurez plus à craindre des révisions à la baisse comme c’est le cas aujourd’hui avec l’AVS.


Parce que cette FAQ se complète petit à petit avec les nouvelles questions posées par les internautes avec le formulaires ci-dessous 🙂

FAQ-RBI inspirée à l’origine par une session de réponse aux questions des internautes animée par Ralph Kundig sur le site du journal Le Temps.

Un bébé

Un bébé peut exprimer ses besoins, mais pour ce qui est de leur accomplissement, il demeure fortement dépendant d’autrui. Un bébé a besoin de beaucoup d’attention. Il faut l’accueillir dignement dans sa nouvelle vie, lui donner sa place. Il faut prendre le temps de l’observer afin d’apprendre à le connaître dans son individualité. Un bébé a besoin d’être guidé dans sa découverte du monde et accompagné dans son évolution personnelle. Il a besoin de liens de confiance et d’une situation de vie stable avec un climat harmonieux. Mais surtout: un bébé a besoin de ses parents!

Aujourd’hui, il est de plus en plus nécessaire que la société accepte de laisser du temps aux familles après une naissance. Cela contribue à l’épanouissement global de la société. Imaginons un instant une société où les besoins de chacun seraient pris en compte et où un juste équilibre des priorités serait établi. Cela ne peut qu’être un point fort certain pour le monde de demain!

Le RBI contribue justement à tout cela ( et bien d’autres choses encore ! ) 🙂

En subvenant aux besoins vitaux de la famille de manière inconditionnelle; les jeunes familles n’auraient plus à se soucier de savoir s’ils pourront manger jusqu’à la fin du mois et payer leurs factures. Les parents seraient alors plus sereins et disponibles pour leur nouveau-né. Ils seraient donc plus à même de se plonger dans leur rôle parental.

En donnant la possibilité aux nouveaux parents de donner plus de place à la stabilisation et à l’épanouissement de leur famille grâce à une gestion plus libre de leur temps. Une meilleure solidarité familiale serait alors possible.

En prenant tout cela en compte, il est certain que le stress qui suit habituellement une naissance serait majoritairement en forte baisse. De ce fait, le haut pourcentage de Burn-Out et les dépressions post-partum diminueraient assurément. De manière générale, les familles seraient plus unies et en meilleure santé.

N’oublions pas que ce sont les individus qui fondent notre société! Le bien-être des familles est donc primordial et la prise en compte des besoins familiaux reste indispensable pour pouvoir aller de l’avant, vers un monde meilleur.

Votons OUI le 5 juin au RBI afin de permettre aux familles d’accueillir leur bébé entièrement!

Votons OUI le 5 juin au RBI pour des parents plus sereins et libres de s’investir dans leur rôle!

Maureen Russo

Andrea

Andrea est enceinte. C’est quelque chose de nouveau pour elle. Elle a besoin de le réaliser, d’y réfléchir. Elle souhaite se reposer et prendre plus soin d’elle. Elle a envie de se préparer à la venue de son enfant pour l’accueillir au mieux. Tant sur le plan psychologique que matériel, cela demande beaucoup d’énergie. Andrea est heureuse d’être enceinte. Elle souhaite profiter pleinement de ses 9 mois qu’elle s’apprête à vivre. Les nausées matinales, la fatigue, les sautes d’humeur l’invitent à adopter un rythme plus lent. A se respecter et être à l’écoute de son corps. Non seulement pour elle, mais aussi pour le bon développement du petit être qui grandit en elle. Aujourd’hui, Andrea se sent stressée, car elle souhaiterait de tout cœur arrêter son travail quelque temps. Elle en ressent le besoin, mais elle ne peut pas le respecter. Non seulement, pour des raisons financières, mais aussi par crainte de ne plus pouvoir être réinsérée dans le monde du travail par la suite.

En votant Oui au RBI, les femmes qui se trouvent dans la même situation que celle d’Andrea pourront subvenir à leurs besoins tout en vivant pleinement leur grossesse. De plus, le marché de l’emploi ne sera plus le même. Il sera plus ouvert et plus accessible aux mamans puisque beaucoup de personnes travailleront pour un emploi salarié à temps partiel. Certaines mamans pourront choisir de créer leur propre entreprise, préféreront s’adonner à une activité bénévole ou se sentiront libres de choisir de s’investir entièrement dans l’accompagnement de leurs enfants.

En votant OUI au RBI, on donne la possibilité aux femmes enceintes de décider de la manière dont elles veulent vivre leur grossesse. On leur reconnaît le droit de se reposer et de prendre soin d’elles et de leur bébé. On respecte leurs besoins.

En votant OUI au RBI, les femmes enceintes seront moins stressées et pourront donner naissance à des bébés moins stressés, eux aussi. Avec le RBI, une jeune maman peut prendre le temps de se remettre de son accouchement et passer le temps qu’elle estime nécessaire à s’occuper de son enfant. En votant OUI au RBI, on reconnaît les besoins différents de chacun en fonction de leurs individualités et de ce qu’ils sont en train de vivre.

Maureen Russo

Le RBI s’affiche en très grand à Genève

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Le RBI s’affiche en très grand à la place Plainpalais à Genève

Le RBI s’affiche en très grand à la place Plainpalais à Genève. “What would you work, if your income were take care of?” Les partisans du RBI interrogent la population suisse et l’invitent à la réflexion, en amont de la votation qui aura lieu le 5 juin prochain. Leur prochaine action coup-de-poing est prévue le 14 mai dans la ville de Genève : l’installation d’une affiche taille XXL sur la plaine de Plainpalais.

Financée par crowdfunding et construite dans le canton de Glaris, cette affiche aux dimensions gigantesques figurera dans le Livre Guinness des records : 8000 m2 – soit la taille d’un terrain de football – pour un poids de 7,5 tonnes. La question d’un revenu de base inconditionnel prendra alors les dimensions de l’affiche : la plus grande au monde, de manière tangible.

Réalisée en bâches de camion, cette affiche sera ensuite recyclée en sacs à main et sacs à dos, tous cousus main. Une ligne graphique noir et or, qui fera exister le message au-delà de l’évènement.

L’installation de l’affiche est prévue le samedi 14 mai dès 11h. Pour ce faire, 80 à 100 bénévoles sont attendus au briefing de 10h. Un t-shirt et un repas leur seront offerts avant la mise en place de la bâche.

The biggest question
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Les citoyens suisses seront appelés à se prononcer le 5 juin 2016 sur l’initiative fédérale « pour un revenu de base inconditionnel ». Cette initiative, lancée par un groupe de citoyens indépendants de tout parti ou groupement politique, a formellement abouti le 4 octobre 2013 avec 126’000 signatures valides.

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BIEN-Suisse, l’invité du Sénat du Mexique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
REVENU DE BASE INCONDITIONNEL
22.04.2016

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La Suisse, invitée du Sénat du Mexique pour lui présenter le RBI et l’initiative fédérale

Si le concept de revenu de base inconditionnel (RBI) est encore novateur en Suisse, un nombre toujours croissant de démocraties l’étudie de près depuis quelques années. Au Mexique, l’idée du RBI est entrée dans le débat politique gouvernemental. Du 19 au 21 avril 2016, un « séminaire international sur le revenu universel et la répartition des richesses » a été organisé sous l’égide du Sénat de la République du Mexique et de la Commission Économique Pour l’Amérique Latine (CEPAL – l’une des cinq commissions régionales de l’Organisation des Nations Unies).

Après l’analyse d’un rapport établi en 2014 par le Comité National d’Évaluation des Politiques Sociales, l’accès à un revenu universel et solidaire est considéré comme une politique alternative réaliste par le gouvernement mexicain. De nombreux élus d’Amérique latine, accompagnés de scientifiques et d’économistes reconnus, ont convié des représentants de Basic Income Earth Network (BIEN) de Finlande, d’Espagne et de Suisse pour leur présenter les différents aspects du RBI. Représentants la Suisse, Ralph Kundig et Gabriel Barta, président et vice-président de BIEN-Suisse, ont accepté l’invitation pour présenter l’initiative fédérale pour un RBI quelques semaines avant ce qui sera la première votation populaire au monde sur le RBI.

Suite aux conférences et débats, le Sénat mexicain a pris la décision formelle de lancer une étude approfondie pour déterminer le meilleur modèle de RBI applicable au système économique et social en vigueur au Mexique.

BIEN-CH @ Mexico senate
L’initiative suisse pour le RBI au Sénat de la République fédérale du Mexique, de gauche à droite : M. Mauricio de María y Campos (UNAM and Master in Arts of Developping Economy, Sussex University), M. Ralph Kundig (Président de BIEN-Suisse, coordinateur pour l’initiative RBI), Sénateur M. Luis Sánchez Jiménez (Vicepresident of the Steering Committee, Senate of the United States of Mexico), M. Gabriel Barta (Vice-président de BIEN-Suisse) et M. Ruben Islas Ramos, Technical Secretary to the vice-presidence of General Congress of the United Mexican States.

Les citoyens suisses seront appelés à se prononcer le 5 juin 2016 sur l’initiative fédérale « pour un revenu de base inconditionnel ». Cette initiative, lancée par un groupe de citoyens indépendants de tout parti ou groupement politique, a formellement abouti le 4 octobre 2013 avec 126’000 signatures valides.

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Expérience pilote RBI à Lausanne

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Le Conseil Communal de Lausanne accepte le postulat pour une expérience pilote dans la perspective du revenu de base inconditionnel (RBI)

Déposé le 6 octobre 2015 par le conseiller communal feu Laurent Rebeaud, le postulat demandant une étude sur la faisabilité et l’opportunité d’une expérience pilote dans la perspective du revenu de base inconditionnel a été accepté par le Conseil Communal de Lausanne mardi 12 avril 2016. Défendu par Léonore Porchet, présidente des Verts lausannois et conseillère communale, ce postulat permet à la Ville de Lausanne de faire office de commune pionnière en matière de politique sociale.

Le Conseil Communal de Lausanne s’adresse ainsi à la Municipalité afin de mettre sur pied un projet pilote, en faveur d’un échantillon de citoyens actuellement au bénéfice du revenu d’insertion. L’objectif de cette expérience est de vérifier l’un de postulats du RBI étayé par des sondages, selon lequel les bénéficiaires du RBI consacrent leur disponibilité nouvelle à la recherche d’un emploi salarié, dans l’activité d’une activité socialement utile ou dans l’entreprenariat.

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Les citoyens suisses seront appelés à se prononcer le 5 juin 2016 sur l’initiative fédérale « pour un revenu de base inconditionnel ». Cette initiative, lancée par un groupe de citoyens indépendants de tout parti ou groupement politique, a formellement abouti le 4 octobre 2013 avec 126’000 signatures valides.

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1er sondage représentatif : la Suisse continuera à travailler !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Résultats du premier sondage représentatif sur le Revenu de Base Inconditionnel : la Suisse continuera à travailler !

Berne, 27 janvier 2016.

Avec un revenu de base inconditionnel les Suissesses et les Suisses utiliseraient leur nouveau temps libre pour poursuivre leur formation, travailler en tant qu´indépendants et passer plus de temps avec leur famille. Un fait révélé par le premier sondage représentatif de DemoSCOPE, un institut de recherche d’opinion. Le contre-argument le plus courant, qu’un revenu de base ne motiverait pas les gens davantage, est presque complètement démenti : seulement 2% des sondés arrêteraient de travailler. En revanche ⅓ des sondés pensent que les autres arrêteraient de travailler. Les résultats détaillés du sondage seront présentés aujourd’hui à 10h sur la place fédérale.
Une armada dorée sur la place fédérale: présentation du premier sondage représentatif

Date: Mercedi, 27 janvier 2016, 10h00 – 10h30

Lieu: Place fédérale, Berne

Déroulement: Sous le slogan “On roule – pour un revenu de base inconditionnel”, une armada dorée, formée d´une Tesla dorée, de vélos dorés et d’autres véhicules, lancera la campagne pour le RBI sur la place fédérale. Avant cela, il y aura (toujours sur la place fédérale) une présentation en live du sondage “Powerpoint humain” sur le revenu de base inconditionnel.

Date de votation

Le mercredi après-midi du 27 janvier 2016, le Conseil fédéral décide quelles initiatives il soumettra au peuple le 5 juin 2016.
On peut s’attendre à ce que l’initiative pour un RBI soit soumise au peuple ce jour du 5 juin 2016.

Premier sondage d’opinion

Dans le cadre d’un sondage téléphonique portant sur plusieurs thèmes, 1076 personnes (ayant le droit de vote) de la Suisse alémanique et occidentale (romande) ont été sondées fin novembre par l’institut DemoSCOPE. Les résultats de cette étude montrent que seulement une très petite partie des Suisses bénéficiant d´un revenu de base inconditionnel arrêterait de travailler.

Au contraire, nombreux sont ceux qui saisiraient l’opportunité de poursuivre leur formation et d’acquérir plus d’indépendance afin de pouvoir mieux se promouvoir dans le monde du travail. Il semble donc qu’avec l’introduction d’un revenu de base inconditionnel, on peut s’attendre à des conséquences positives pour le monde du travail et l’économie du pays.

Ci-dessous, 6 résultats majeurs du sondage, suivis de résumés explicatifs (résultats complets de DemoSCOPE DE/PDF).

Avec un revenu de base inconditionnel:

  •   2% des sondés disent qu’ils voudraient arrêter de travailler
  • 54% poursuivraient leur formation
  • 53 % prendraient plus de temps pour leur famille
  • 22% travailleraient en indépendant
  • 35% consommeraient plus durablement
  • 59% des moins 35 ans pensent que tôt ou tard on introduira un revenu de base.

1. Travail et bénévolat

Seulement 2% des Suissesses et des Suisses estiment qu’ils arrêteraient sûrement de travailler avec un revenu de base inconditionnel. 8% des sondés pensent qu’ils arrêteraient suivant les circonstances.

L’argument des opposants qu’un RBI pourrait démotiver les gens de travailler est ainsi largement démenti. Surtout, l’argument que les jeunes perdraient leur goût à progresser se révèle totalement faux : en effet, seulement 3% des sondés de moins de 35 ans pensent qu’ils perdraient leur motivation à travailler.

Avec un revenu de base inconditionnel, 40% des Suisses s’engageraient davantage dans le bénévolat.

2. Famille

Avec le RBI, 53% des Suisses voudraient passer plus de temps en famille. Ainsi se confirme l’argument qu’un revenu de base renforce les familles. Les personnes au revenu modeste (-de 5000 CHF/mois) se réjouiraient encore davantage de passer plus de temps avec leurs familles (66%).

3. Education et Formation

54% des Suisses complèteraient leur formation avec un RBI. Surtout les femmes (56%), les jeunes entre 18 et 34 ans (70%), les familles avec enfants (61%) et les personnes avec un niveau d’éducation moyen ou bas. Dans un monde du travail évoluant de plus en plus vite, le revenu de base inconditionnel permet aux personnes de garder une longueur d’avance sur le marché du travail.

4. Entrepreneuriat

Un résultat surprenant est qu’avec le RBI, 22% des Suisses se verraient bien travailler en tant qu´indépendant. La capacité d’innovation qui caractérise la Suisse depuis toujours en sortirait renforcée pour l’avenir.

De plus, 67% s’estiment convaincu par l’argument qu’un RBI éliminerait les peurs existentielles, ce qui renforcerait leur capacité d’initiatives personnelles et d’activités autogérées.

5. Consommation durable

Un effet secondaire positif est que le RBI inciterait 35% des sondés à acheter plus durable. Chez les moins de 35 ans, ce pourcentage s’élève à 50%.

6. Un jour, le RBI ?

Le revenu de base deviendra-t-il une réalité? Chez la “génération Y” (20-35 ans), 59% sont convaincues qu’un RBI sera introduit dans l’avenir en Suisse.

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Le revenu de base est une allocation mensuelle suffisante pour une vie digne, versée d’office, sans condition et qui se substitue aux autres prestations sociales jusqu’à la hauteur de son montant.

Flotte dorée sur la place fédérale: présentation d’un nouveau sondage

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Un événement se déroulera sur la Place fédérale à Berne demain mercredi 27 janvier à l’occasion du communiqué de presse du Conseil fédéral présentant la date de la votation pour l’initiative pour un Revenu de Base Inconditionnel

Date: Mercedi, 27 janvier 2016, 10h00 – 10h30

Lieu: Place fédérale, Berne

Déroulement: Sous le slogan « On roule – pour un revenu de base inconditionnel », la flotte dorée, dont une Tesla dorée, des vélos dorés et autres véhicules, débutera sur la place fédérale la campagne pour le RBI. Avant cela, il y aura (toujours sur la place fédérale) une présentation en live du sondage « Human Powerpoint » sur le revenu de base inconditionnel.

La Suisse est le premier pays au monde qui, en 2016 – normalement le 5 juin – votera sur l’introduction du revenu de base inconditionnel. Dans le cadre d’un sondage téléphonique portant sur plusieurs thèmes, 1076 personnes (ayant le droit de vote) de Suisse alémanique et romande ont été sondées par l’institut DemoSCOPE. Le résultat de cette étude montre que seulement une très petite partie des Suisses arrêterait de travailler.

Au contraire, nombreux sont ceux qui utiliseraient les nouvelles opportunités pour poursuivre leur éducation et se rendre plus autonomes afin de pouvoir mieux s’intégrer dans le monde du travail. Il semble donc qu’avec l’introduction d’un revenu de base inconditionnel, on peut tout-à-fait s’attendre à des conséquences positives pour le monde du travail et l’économie du pays.

Le revenu de base est une allocation mensuelle suffisante pour une vie digne, versée d’office, sans condition et qui se substitue aux autres prestations sociales jusqu’à la hauteur de son montant.

 

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